Je rêve qu’on dise : « Génial, je me suis trompé.e ! » Que faire des erreurs, se planter, ne soit plus vu comme source de culpabilité, mais comme opportunité d’apprentissage.
C’est ce que j’ai voulu dire dans l’article des Cahiers Pédagogiques qui a bien voulu me donner la parole !
Dans ma classe de maternelle, j’aimais les erreurs de mes élèves, car c’était sur elles que je pouvais m’appuyer pour faire réfléchir les enfants. Spontanément les enfants ne vivent pas l’erreur comme un échec : ils l’abordent comme un défi, un problème à résoudre.
Quand on installe un cadre où l’erreur est attendue, dédramatisée, utilisée comme support d’apprentissage, alors les enfants peuvent développer leur confiance en eux, leur motivation, leur estime de soi, car grandir c’est apprendre...
Chacun a son rythme, ses besoins, sa porte d’entrée privilégiée dans les apprentissages.
Accompagner, encourager, faire confiance, c’est l’enjeu quand on est éducateur, enseignant, parent !
L’élève apprend à apprivoiser l’erreur quand l’adulte lui-même la regarde autrement. Et si on transformait l’erreur en signal utile, opportunité d’ajustement, point d’ancrage pour progresser… plutôt qu’en sanction ? Une posture ouverte pour :
- féliciter l’effort, la démarche, la persévérance – pas seulement le résultat,
- laisser l’espace à l’exploration,
- éviter de lier erreur et jugement moral,
- respecter le rythme de chacun.
Faisons confiance aux enfants, et à chacun quel que soit son âge, pour apprendre, réfléchir, progresser… dès lors qu’on évolue dans un environnement sécurisant, encourageant et respectueux !
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